LOVE LETTERS " Théâtre de la Madeleine "
Avec Alain Delon et Anouk Aimée
C’est juste à temps, puisque
c’était à la dernière, que nous avons eu la chance d’assister, faisant ainsi
partie des privilégiés qui ont vu l’une des 20 représentations exceptionnelles
de la pièce de théâtre de cette fin d’année 2008 avec Monsieur ALAIN DELON.
C’est au théâtre de la
Madeleine (qui accumule décidément les affiches avec les plus grands noms du
cinéma) que les « LOVE LETTERS » de A.R. Gurney étaient programmées.
Et ce samedi 29 novembre
à 16 heures, Anouk Aimée et Alain Delon jouaient pour la toute dernière fois
ensemble cette pièce, car ce dernier avait dans la foulée en soirée un
rendez-vous de prestige qui l’empêchait ce week-end d’assurer la deuxième et
dernière séance de 19 heures. Monsieur Delon allait ouvrir le « bal de
débutants » au bras de sa fille. Toute la presse people en parle d’ailleurs
largement depuis plusieurs jours déjà.
Il faut avouer que comme
beaucoup de spectateurs présents dans la salle, c’est surtout pour voir ce
mythe du cinéma français que nous nous éti
ons déplacés. Le prix des places était
excessivement coûteux et cela n’étonnera donc personne si la moyenne d’âge était également des plus élevée.
La mise en scène d’Alain
Delon était très simple, une longue table divisée uniquement par un jeu de
lumière très sobre, mais réussi. Lorsque le rideau se lève, Alain Delon et
Anouk Aimée se lance dans un dialogue à travers des lettres d’amour
compliquées.
J’ai à ce moment là mieux
compris comment Alain Delon avait géré ces quelques représentations. Pas besoin
de connaître le texte par cœur, puisqu’il « suffisait » de lire les
feuilles devant lui. Donc en plus de cette mise en scène simple, tous les
ingrédients étaient réunis pour assurer un travail minimum pour si peu de
représentations.
J’avais un peu peur
qu’après avoir étudié, par curiosité, en détail, les expressions, le
comportement et le physique de Monsieur Delon, assis si près de moi et qui ne
peut laisser personne indifférent, j’allais rapidement m’ennuyer, voire
m’endormir !
Mais pas du tout,
j’ai
été embarqué par ces textes si bien écrits.
Pour ce qui est de
l’interprétation, j’ai trouvé Anouk
Aimée très à l’aise dans son rôle,
même si
elle a à plusieurs reprises trébuché sur le
début de quelques phrases. Quant à
la super star du soir, il a essayé de faire un peu plus sentir
de son côté la
différence d’âge de son personnage en modifiant sa
voix. Mais cela n’a pas été,
à mon goût, très réussi. Enfin, il n’a
pas été très crédible lorsqu’il
essaya
en début de spectacle d’interpréter son personnage
en jeune étudiant. Puis,
plus la pièce avançait, plus il assurait.
C’était du très bon Delon ! Avec
un final émotionnel qu’il a super bien assuré, en
nous faisant tous verser une
larme entre les siennes qui semblaient plus vraies que nature :
Rideau !
Pour ce qui était des
salutations, ce fût à la hauteur du personnage…
Anouk Aimée se retira même
de temps en temps pour laisser l’avant scène à Monsieur Delon qui était
applaudi à tout rompre. Qui comme Dieu devant ses fidèles, les remercia d’être
là pour applaudir ses miracles … à la façon Delon, quoi !
On aime ou on aime pas Alain
Delon, mais une chose ne peut être niée : C’est un monstre sacré du
cinéma, comme fût par exemple Gabin. On se sent privilégié lorsque ce mythe est
en chair et en os debout devant nous. On retrouve dans un petit coin de sa tête
tous les personnages légendaires qu’il a interprétés à l’écran et pour moi
c’était en premier lieu LA TULIPE NOIRE.
On a juste envie de
rentrer chez soi et de revoir ses films…
Adaptation Anne
Tognetti et Claude Baignères
Lumières Christian
Drillon
Son Mathieu Boutel
Mis en scène par Alain
Delon
" Phrases griffonnées sur des coins de cahier d’écolier,
lettres d’amour
d’adolescents, appels au secours d’adultes en proie au cours journalier des
événements : Alexa et Thomas relisent les lettres qu’ils se sont écrites tout au
long de leur vie. Ils nous révèlent ainsi leur intimité et la complexité de
leurs sentiments "
Mon
opinion :
Le
spectacle : Pour un publique bien ciblé
Alain Delon : En deux temps ! Moyen, puis bien meilleur !
Anouk Aimée : Un peu trop sur le même ton
L’endroit :
Très beau théâtre d'époque où de
très grandes stars jouent régulièrement.
Bon à savoir : Dans le passé, la pièce "Love
Letters" avait déjà été au programme de ce
même théâtre, avec Anouk Aimée et
Philippe Noiret.