Johnny Hallyday
24 Juin 2006
Palais des sports
et
5 Décembre 2006
L' Olympia










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JOHNNY HALLYDAY " FLASHBACK TOUR "
Moi, je n’ai jamais été
vraiment un fan de Johnny.
Mais par curiosité, je
voulais le voir sur scène… car force est de reconnaître que Johnny Hallyday est
devenu un véritable monument de la chanson française. Il a traversé les
périodes et s’est toujours imposé dans son genre, avec au final quelques
magnifiques chansons qui ne s’oublieront jamais, comme « Je te
promets », « Gabrielle »,
« Que je t’aime », « Marie », « Quelque chose de Tennessee »,
ou « L’envie » pour ne citer que ceux là.
Il est même depuis 1986,
repris dans le petit Larousse illustré… vous imaginez !
Il était donc plus que temps
de le voir « en vrai » après plus de 45 ans de carrière, et sa
tournée 2006 « Flashback tour » tombait à point nommé pour ce faire.
Mais pour avoir des places pour Johnny Hallyday, surtout après une longue
absence des scènes, il faut s’y prendre tôt, très tôt même pour espérer des
bonnes places… Donc, c’est bien plus d’un an à l’avance que nous avions bloqué
deux rendez-vous. Le premier au « Palais des sports » et le suivant,
au deuxième rang de la salle mythique de « l’Olympia », toujours à
Paris.
Avant de me rendre au
premier concert, je m’étais un peu plus familiarisé avec quelques unes de ses
chansons, en les écoutant notamment dans la voiture. Et là, je me suis rendu un
peu mieux compte de la qualité de certains de ses textes, et de la force, comme
de la qualité des interprétations de Johnny Hallyday. Et j’ai particulièrement apprécié
« L’envie »…
Après de longs mois
d’attente, arrive enfin le 24 juin 2006, nous découvrons le « Palais des
sports ». Ce soir là, c’est évidement encore et toujours complet, comme ce
sera le cas lors de toutes les nombreuses dates de sa nouvelle tournée.
Dans la salle, les fans
de Johnny sont très excités. En intro, une caméra au niveau de sa tête, pour
nous faire partager sur grand écran et sous les cris des inconditionnels fans
de la star française, ce qu’il voyait quelques minutes avant d’apparaître sur
scène, depuis sa loge jusque derrière le rideau qui nous séparait de lui. Avec
en priorité les derniers contacts affectueux avec sa famille qui semble tant
compter pour lui (Laetitia et sa petite fille adoptive), ainsi que son
producteur emblématique, Albert Camus.
La caméra
se coupe, il
fait totalement noir et lorsqu’il apparaît enfin en ombre
entre deux faisceaux
de lumière, avec (comme si c’était pour me
séduire) en première chanson
« L’envie »… j’étais
tout de suite emporté par son interprétation et
par la foule qui criait et chantait avec lui.
Le « Palais de
sports » était tout acquis à sa cause, c’était un concert très agréable.
De temps en temps, Johnny Hallyday ralentissait le rythme de la soirée, surtout
pour lui… pour récupérer. Ah, ce n’est plus tout à fait le Johnny d’il y a 20
ou 30 ans.
Mais c’est justement,
lorsqu’il a interprété une chanson plus calme, de son nouvel album, que je me
suis encore un peu plus laissé séduire par cet artiste. Sa chanson « Si tu
pars » est vraiment sublime, et son interprétation tout autant. Cette
chanson rejoindra à n’en pas douter quelques autres grandes de son répertoire.
Quelques mois plus tard,
le mardi 5 décembre sous la pluie, c’était à l’ «Olympia » que nous avions
rendez vous avec le roi Johnny.
Je préfère de loin ce
genre de salle, un peu plus petite, où le partage avec l’artiste est plus
important. De plus, tout proche de la scène, nous avons découvert un autre
Johnny, qui a adapté son spectacle pour l’occasion. La communion était plus
intimiste, et de tout près, on voyait mieux ses expressions. Il a énormément
impliqué sa femme Laetitia, qui était en face de lui, au balcon. En la voyant
danser, chanter comme une fan qui le voyait pour la première fois, elle
devenait elle aussi encore plus attachante. Johnny jouait à visage découvert...
Physiquement, même s’il a
gardé ses légendaires beaux yeux bleus, notre Johnny faisait bien son âge. Ce
n’est pas un reproche, c’est une simple constatation. Il reste quelques traces
de la vie qu’il a et/ou qu’il mène encore.
Mais ce n’est personnellement
pas cela qui me dérange, loin de là. C’est plutôt le fait qu’à quelques mètres
de lui, on constate qu’il passe la majorité de son temps à lire un prompteur…
et ce après pourtant beaucoup de représentations. J’essaye de comprendre, mais
cela m’est difficile. Ce sont pourtant bien ses chansons qu’il interprète
depuis des années (enfin, on les entend depuis des années) et qu’il a chanté
encore récemment durant des dizaines de concerts avant celui là.
Cette même gêne, je l’ai
ressentie aussi lorsque nous étions face à face avec Michel Sardou qui
enregistrait l’année passée une émissions TV pour M6 et qui se trompait trop
régulièrement en chantant « La maladie d’amour ». Il avait les
yeux rivés sur son prompteur… En définitive, c’est comme si on adulait des
chanteurs qui nous accompagnent toute notre vie avec leurs chansons, mais qui
en réalité ne les connaissent pas aussi bien que vous. Une chanson, c’est
finalement comme un film, ce sont des phrases répétées en studio jusqu’à la
bonne prise, et ensuite pour ficeler tout cela, un bon montage technique et le
tour est joué. Nous rêvons à travers un déguisement, comme d’une belle fille
bien arrangée et bien maquillée, qu’il est préférable de ne pas voir au réveil
(elle aussi) à visage découvert.
C'est
pour cela d’ailleurs que je préfère le
théâtre au cinéma et les concerts sans
prompteur. Comment faisait Brel à son époque ? A
propos de Jacques Brel,
notre Johnny a pris le risque d’interpréter en
clôture de son spectacle
« La quête », là je trouve
qu’il ne devrait pas trop insister, c’est comme
quand il veut faire du cinéma. Ce n’est vraiment pas
là qu’il est le meilleur…
Il a réussi une très belle carrière dans la
musique avec son rock 'n roll où
il s’est imposé de belle manière avec son style,
mais je préfère qu’il ne s’en écarte
pas trop.
Mon
opinion
:
Le
spectacle : Agréable
Johnny Hallyday : Se donne sans compter
Les
endroits : Palais des sports est un bon compromis entre les trop
grandes salles et les toutes petites. L'Olympia... c'est
mythique !
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